Un frémissement perceptible
Nous avons passé le milieu de l’hiver et de manière très ténue, que ce soit dans la lumière qui change ou dans une sensation de frémissement intérieur, nous percevons qu’il se passe quelque chose. Quelque chose sous la terre se prépare, la vie s’apprête à renaître, à démarrer un nouveau cycle. Et si nous approchons l’oreille du sol, la main des arbres, et que nous prêtons attention, nous pouvons percevoir le pouls de la Terre qui bat lentement mais sûrement. Bientôt il va impulser la sève et la force vitale dans les végétaux. Les animaux vont s’ébrouer et nous allons sortir de notre torpeur…
Sommes-nous en alerte ?
Cependant, quand on voit ce qui se passe autour de nous et sur le plan géopolitique, cela ne donne pas vraiment envie de sortir de notre cocon. Notre actualité est brûlante de menaces, d’injonctions, de violence qui diffusent, via les médias et les réseaux, du stress et de la peur. Nos corps et nos psychés sont sans cesse bombardés et en alerte, nous nous fermons ou nous nous tendons comme pour affronter un je ne sais quoi qui serait inéluctable. Ces médias propagent des messages de peur, les fakenews fabriquées par les IA inondent les réseaux, cela nous met dans la confusion. Qui écouter ? Qui croire ? La peur se répand. Nos systèmes nerveux sont suractivés, hyper-vigilants et nous nous rétractons, nous nous figeons. Il devient alors difficile de nous ménager des espaces de détente et de sécurité et pourtant c’est bien là que nous avons des clés pour tracer notre propre chemin dans les méandres complexes et parfois effrayant de la vie.
Ecoutons notre coeur
Notre cerveau ne fait pas la différence entre les menaces de danger réel ou virtuel (véhiculés par les politiques à grande échelle). D’ailleurs, sur ce point, je ne peux que vous encourager à cesser de regarder ou d’écouter les infos qui ne nous abreuvent que de négatif et nous mettent clairement dans l’impuissance et la soumission. Cela aussi ajoute à la peur. Donc si notre cerveau ne fait pas la différence, il se met état d’alarme et notre corps avec. Il devient alors essentiel de nous recentrer sur nous, de retrouver de la sécurité, d’utiliser des techniques pour nous réguler et de trouver du réconfort auprès des personnes que nous aimons et dont la proximité nous fait du bien. Il ne s’agit pas de faire l’autruche ni de nous couper du monde, mais de prendre soin de nous, d’écouter notre cœur et notre intuition, de récupérer notre pouvoir personnel et notre intégrité, et de nous ressourcer de manière à faire face, à apprendre, à tenir et à traverser cette période difficile.
Notre sécurité intérieure dépend de nos choix
C’est en retrouvant cette sécurité intérieure et du lien que nous allons pouvoir reprendre nos esprits et notre sens critique, et ainsi prendre du recul et faire la part des choses. Sur ce sur quoi nous pouvons agir. Sur qui nous sommes, en apprenant à nous connaître davantage, autant dans ce que nous disent nos peurs (à condition de ne pas leur obéir), que dans la conscience de nos qualités et de nos ressources ; et sur ce que nous faisons. Nous n’avons pas la main sur les guerres, sur les conflits, sur les événements graves qui se produisent dans le monde, sur les violences faites aux femmes et aux enfants, sur l’intégrisme et sur les états liberticides. Mais nous pouvons redevenir souverain de notre propre royaume intérieur, sur les croyances limitantes qui nous encombrent et nous paralysent, sur ce que nous faisons de nos relations et sur nos activités. Nous pouvons mettre de la conscience dans nos actes au quotidien et cesser de dilapider notre intimité et notre âme auprès de marchands du Temple sans scrupules. Nous pouvons décider d’aller nous ressourcer dans la nature naissante afin d’apaiser notre stress. Nous pouvons décider de passer du temps avec nos enfants, nos anciens et nos amis. Nous pouvons décider de regarder des comédies plutôt que scroller notre appendice électronique. Nous pouvons travailler sur nous pour comprendre et réparer nos blessures et nos traumatismes dans lesquels s’enracinent nos peurs et nos représentations. Nous pouvons militer si nous en avons l’énergie et les moyens en rejoignant des associations ou des groupements.
Nous sommes juste engourdis…
Nous ne sommes pas réduits à l’impuissance, nous sommes engourdis et parfois muselés, mais il y a partout autour de nous des initiatives vivantes et pleines d’espoir pour nous offrir ainsi qu’à nos proches et nos enfants un monde peut-être un peu moins violent et un peu moins fou que ce qu’on nous fait croire. Et cela commence par ce travail sur nous-même, par revenir au centre de notre vie et à en prendre la responsabilité. Celle de nos désirs et de nos envies, de notre santé physique et psychique, de nos valeurs et de nos projets, de nos craintes et de nos limites, de nos ressources et de nos positionnements, de notre expression, de nos choix, de nos comportements et de nos actions.
C’est là où nous sommes invités en ce début février. A l’occasion de la cérémonie d’Imbolc, célébrons notre renaissance dans le respect de nous-même, de notre créativité, de ce qui est juste (justesse) pour nous et celle de la Vie.
Et pour vous accompagner sur ce chemin de responsabilité, de réparation et de transformation, cette année, en plus de la thérapie (individuelle et en groupe) et des constellations familiales et systémiques, je vous propose la Respiration Holotropique® (en individuel ou en stage).
Nous avons les moyens de vivre mieux et c’est tout le bien que je nous souhaite.
Carlotta
(Edito de la newsletter de février 26)
Crédit photo Couleur de Pixabay
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