La 3ème vertu : la Justice
Dans notre voyage automnal introspectif, nous voici arrivé à notre 3ème vertu, celle de la Justice.
Dans notre propos, il ne s’agit pas de la Justice en tant qu’appareil juridique qui vient statuer sur les délits et crimes pour réparer (ou non) l’injustice ou le préjudice subit, même si cette notion est importante. Notamment en ces périodes fortement troublées où l’on peut déplorer un grand nombre de choses.
Il s’agit ici de rechercher la justesse en tout chose, justesse en dedans de nous, dans nos pensées, nos représentations, nos émotions et nos comportements, afin d’agir juste dans la conscience que nos actes ont un impact sur les autres et le monde. Cela nous ramène à la dimension de nos ressentis et donc à la tempérance. Ce que je ressens dans cette situation, est-ce juste pour moi ou non ? Et que vais-je en faire ? L’exprimer ? Et comment ? Le retenir ? Et pour [obtenir, protéger…] quoi ?
L’ajustement dans la relation
Dans la relation, comment puis-je chercher et trouver cet ajustement avec l’autre lorsque nous sommes en désaccord ou lorsque je ne me sens pas respecté·e ou, dans le cas inverse quand j’apprends que je ne respecte pas cet autre ? L’ajustement est un art dans la relation. L’art de l’intime, du dévoilement et de la limite. Car c’est se dévoiler que d’exprimer ce qui n’est pas juste pour nous, de poser une limite par exemple ou, au contraire, d’évoquer un désir. Nous prenons un risque. Le risque de déplaire, de la moquerie, du rejet et c’est parfois insupportable. Pour autant, notre individuation et notre liberté sont à ce prix. D’ailleurs, a contrario, nous prenons également le risque de l’authenticité, du partage, de la co-création, de la complicité. Oser dire, oser exister dans notre singularité et donc dans la différence, c’est prendre notre responsabilité. Cela signifie également oser accueillir les paroles de l’autre, quitte à vivre un moment désagréable voire à en être très affecté. Nommer ce que cela nous fait lorsque nous entendons que nous avons blessé est juste aussi. Ainsi, chacun·e peut reprendre sa part de responsabilité dans l’incident et nous grandissons ensemble. C’est difficile, inconfortable, mais salutaire pour soi-même et pour la relation. Nous ne sommes pas là pour combler les blessures de l’autre ou le prendre en charge et l’autre n’est pas là pour remplir ce rôle-là pour nous. Nous choisissons de faire un bout de chemin ensemble pour grandir et devenir un individu. La relation qu’elle soit de couple, de parent-enfant, d’amis, professionnelle ou thérapeutique peut être un véritable creuset pour cette transformation.
Et en thérapie ?
En Gestalt-thérapie, nous explorons toutes ces dimensions de l’ajustement et de l’autonomie. En Constellations Familiales, Systémiques et Rituelles, c’est encore plus puissant car nous le vivons dans l’expérience groupale. Quant à la Respiration Holotropique, la dimension profonde qu’elle propose de vivre nous invite vraiment à revenir à nous-même et ainsi devenir plus juste avec nous.
Belle journée !
Carlotta
(Edito de la newsletter de novembre 2026)
Photo générée par IA
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